C’est quoi une carte choroplèthe ?

Lors d’un précédent article, nous avions vu comment réaliser nos propres cartographies à l’aide du service Google My Maps. Avec lui, on peut positionner des points sur une carte.
Autre représentation cartographique intéressante : la carte choroplèthe. Derrière ce terme un peu barbare, se cachent des visualisations très courantes, que l’on voit au quotidien. Dans cet article, je vous propose une présentation de ce type de cartes.


 

Choro-quoi !?

Une carte choroplèthe est une carte découpée en régions. Ces régions sont affichées dans une couleur représentant la mesure d’une donnée quantitative.
Plutôt qu’une définition longue et complexe, regardons ci-dessous un exemple de carte choroplèthe. Elle représente le PIB de chaque pays en 2014. Elle est issue de l’article Wikipédia Liste des pays par PIB nominal.

Exemple carte choroplethe PIB pays

C’est donc un type de cartes que l’on voit très souvent. Si j’insiste sur le terme choroplèthe, c’est surtout pour les distinguer des cartographies que nous avions vues avec Google My Maps. Dans ce cas, le fond de carte restait vierge, nous ajoutions seulement des marqueurs pour mettre en avant les points remarquables.
Dans une carte choroplèthe, c’est donc le fond de carte lui-même, via sa couleur, qui donne l’information.

 

Un mode de représentation efficace et lisible ?

Dans notre premier article consacré à la data visualization, nous avons vu que les couleurs n’étaient pas un bon moyen de communiquer. Au sein d’un graphique, utiliser des couleurs différentes donnent rarement plus de sens aux données.
Dans une carte, le constat est différent, l’identification des régions est directe, il suffit de connaître la géographie de la carte. En revanche, les nuances de couleurs restent difficiles à identifier.

Voyons comment être sûr de créer une carte parlante pour tout le monde.

 

Pourquoi utiliser une carte choroplèthe ?

Comme précisé ci-dessus, présenter les valeurs sur une carte plutôt qu’un graphique ou un tableau est beaucoup plus visuel pour les lecteurs. Bien sûr, cela nécessite de connaître la géographie de la région présentée.
Il convient de s’assurer que la région sur laquelle la carte est centrée, et les découpages qu’elle comporte, sont connus de tous.

Si on s’adresse aux personnes en charge des régions, ils y trouvent leur compte en identifiant immédiatement leur périmètre sans avoir à le chercher dans une liste.

A l’inverse, pour des interlocuteurs qui veulent avoir une vision générale, cela permet de mettre en évidence des tendances régionales, plus difficiles à visualiser avec un graphique ou un tableau.

 

Utiliser des cartes courantes

Il existe beaucoup de méthodes de projections, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. Par exemple, les cartes du monde que nous avons l’habitude de voir sont des projections cylindriques.
Mais il est possible de représenter le globe terrestre via une projection stéréographique. En voici un exemple ci-dessous.

Carte monde projection stereographique

Si ce type de représentation peut avoir son intérêt, il sera généralement déroutant pour nos lecteurs. Quand on ne s’adresse pas à des géographes, évitons d’apporter de la confusion, utilisons des cartes ‘classiques’.

 

Bien choisir les couleurs

Nous l’avons évoqué, il est souvent difficile de distinguer différentes nuances d’une même couleur.
Dans la légende, on les reconnait généralement bien parce qu’elles sont classées de la plus sombre vers la plus claire ou inversement. Mais sur la carte, c’est différent.
Une même couleur peut apparaître plus sombre en fonction des nuances qui l’entourent.

Identification nuances couleur illusion optique

Une légende à plusieurs catégories peut déjà être piégeuse. C’est encore plus compliqué lorsque l’échelle est continue. Dans ce type de représentation, chaque région possède donc une couleur presque unique, calculée en fonction de la valeur.

Pour s’assurer que les couleurs restent clairement identifiables, mieux vaut limiter à 3, voire 4 maximum, nuances au sein du même couleur.
En fonction de l’indicateur présenté, il peut être judicieux d’utiliser 2 couleurs avec 2 nuances pour chacune, et éventuellement une couleur neutre au milieu. Une échelle de rouge/vert sera est un bon choix pour présenter des évolutions.

Exemple echelle couleurs cartographie evolution

Quel que soit votre choix, je vous encourage à visiter le site ColorBrewer.
Choisissez une ou plusieurs couleurs, le nombre de nuances voulues et le site vous génère automatiquement un jeu de couleurs. Utilisez l’exemple sur le côté pour un aperçu.

Apercu site ColorBrewer

ColorBrewer vous indique également les couleurs adaptées aux daltoniens, les rendus à l’impression et à l’écran… Et récupérez les codes couleurs. Consultez le site avant chacune de vos cartographies, il est d’une aide précieuse !

 

Ici se termine la présentation des cartes choroplèthes. Pour découvrir comment créer ce type de cartes dans Excel, suivez notre tutoriel. Etape par étape, apprenez à importer une cartographie téléchargée sur Internet.
Dites-nous en commentaires si vous utilisez les cartes choroplèthes dans vos reportings. Quelles sont vos astuces pour des cartes réussies ?

 

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